Apprendre le chinois à partir du japonais

Cette année je me suis lancée dans l’apprentissage du chinois (mandarin) et du coréen à partir du japonais, et je me suis dit que ça pouvait être intéressant de partager mon experience et mes progrès ici, et de la façon dont le japonais m’aide dans l’apprentissage de ces deux langues. On commence par le chinois !

Tout d’abord, pourquoi le chinois ?

J’ai toujours été intéressée par les langues et j’ai adoré apprendre le japonais. J’y ai consacré enormément de temps et d’efforts pendant plusieurs années, tellement que je me suis retrouvée un peu perdue quand j’ai arrêté de l’étudier, ayant atteint un niveau courant qui ne me demandait plus autant d’efforts d’apprentissage (j’en parle en détail ici ).Du coup, je me suis lancée dans l’apprentissage du chinois et du coréen principalement pour 3 raisons : mon intérêt pour ces deux langues (sonorités, grammaire, écriture et culture), les débouchées professionnelles, et le fait que ma connaissance du japonais pouvait m’être très utile dans mon apprentissage. En effet, c’est très intéressant d’apprendre ces deux langues à partir du japonais et de les comparer !

Ce qui est du chinois, ma connaissance des kanji m’aide énormément. Les caractères chinois sont différents du japonais : la plupart sont simplifiés (moins de traits, clés différentes) , ils n’ont pas le même sens pour beaucoup, et la prononciation est différente. Malgré cela, le fait que je parle couramment japonais m’aide énormément car j’ai l’habitude des kanji et de leur logique , ce qui fait que je retiens les caractères chinois très vite. En plus, en chinois ils n’ont qu’une seule prononciation. A l’inverse en japonais, le fait que chaque kanji ait au moins deux prononciation différentes constitue une des plus grandes difficultés de la langue. De plus, meme si généralement le sens est différent, il est quand même relativement proche du japonais la plupart du temps, ce qui fait qu’on retient plus vite. Par exemple :
Parler en chinois s’écrit 说, ce caractere est la version simplifiée du japonais 説 qui a un sens proche puisqu’on le retrouve dans les mots du meme registre : romans (小説), explication (説明), légende (伝説) etc. Un autre exemple de kanji relativement proches : le mot bibliotheque :
图书馆 en chinois
図書館 en japonais

En revanche, ce n’est pas toujours le cas et parfois la connaissance du japonais peut aussi induire en erreur en se trompant de caractère en pensant qu’ils ont le même sens.

Pour ce qui est de la prononciation, je trouve qu’il s’agit de la difficulté principale du chinois, les sons dont on n’a pas l’habitude en plus des 4 différents accent prennent du temps, et même si après 6 mois d’apprentissage je sais les metriser, il me faudra énormément plus de temps et d’effort pour parler correctement sans avoir à me concentrer sur la prononciation. Le japonais aide aussi un peu pour ça, car certains caractères ont une prononciation assez similaires à la lecture « on » (lecture sinisée) des kanji japonais (puisque que les caractères japonais ont a la base été empruntés au chinois). Pour garder l’exemple de tout à l’heure : bibliothèque se lit « toshokan » en japonais, et tushuguan en chinois, (toseoguan en coréen, similaire également).

Pour ce qui est de la grammaire, elle est très simple, et l’ordre des mots est plus proche du français ou de l’anglais que du japonais. Mais on y trouve en même temps des notions et particules qui sont plus proches du japonais, ce qui donne un ensemble vraiment intéressant à étudier.

Pour ce qui est du matériel que j’utilise, je me base principalement sur les manuels scolaires fournis par mon université, et j’écoute le plus possible de chinois sur YouTube quand je suis au travail. On trouve de nombreux cours différents sur YouTube, quand je peux me concentrer dessus j’écoute les cours de grammaire et le vocabulaire de la chaîne Chinese For Us qui suit le programme du HSK (équivalent du JLPT japonais). Quand je travaille ou que j’étudie en même temps je mets des vidéos de conversations en fond, c’est toujours utile pour s’habituer aux sons et à la langue.

J’aime aussi beaucoup l’application lingo deer que je trouve très complete et ludique, très bien pour le niveau debutant (que j’utilise aussi en coréen et qui existe aussi en version japonais, je vous la conseille !)

En a peu près 8 mois d’apprentissage, j’ai deja atteint un niveau intermédiaire dans ma connaissance des kanji, du vocabulaire et de la grammaire. Par contre, je n’ai pas l’habitude de le parler et ai encore du mal a m’habituer aux sons, ce qui fait que je suis plutot bonne en lecture et écriture mais que mon niveau est bien moins haut à l’oral.

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